L’insécurité continue de préoccuper les habitants de la ville de Bukavu, au Sud-Kivu. Des habitations, des commerces et même des structures sanitaires sont régulièrement ciblés par des incursions nocturnes menées par des individus non autrement identifiés, qui se servent d’armes à feu ou d’armes blanches.
Le cas le plus récent remonte à ce vendredi 30 octobre 2026, lorsqu’une structure sanitaire a été victime d’une attaque armée, plongeant le personnel soignant et les patients dans un climat de terreur et de psychose.
La société civile d’Ibanda dénonce les attaques
Face à cette situation, la Société civile Forces vives, noyau d’Ibanda, exprime son indignation et dénonce la recrudescence des actes criminels qui compromettent la sécurité des personnes et de leurs biens.
Elle appelle les autorités compétentes et les services de sécurité à renforcer les dispositifs de protection autour des établissements sanitaires et des autres lieux exposés, afin de prévenir de nouvelles incursions criminelles.
La société civile invite également les responsables des structures sanitaires à redoubler de vigilance et à renforcer les mesures de précaution pour protéger le personnel, les patients et leurs installations.
Deux corps sans vie découverts à Bagira
Entre-temps, des corps sans vie continuent d’être découverts dans certains quartiers de la ville de Bukavu. C’est notamment sur l’avenue Kalengera, dans le quartier Mulambula, en commune de Bagira, où deux corps sans vie ont été découverts au bord du lac Kivu les 26 et 27 octobre derniers.
Dans une note partagée avec Radio Maendeleo, la NDSCI/Bagira évoque également des alertes concernant des cas présumés de kidnapping et d’enlèvements. La structure cite aussi la consommation abusive de boissons fortement alcoolisées parmi les facteurs qui aggraveraient l’insécurité dans cette zone.
Elle appelle les autorités à s’impliquer davantage dans la sécurisation de la ville, notamment en renforçant la surveillance des points considérés comme sensibles et en prenant les mesures nécessaires pour protéger la population et ses biens.
Par Myriam Mufano