La situation humanitaire des familles victimes des incendies survenus le 10 septembre dernier à Funu B, dans la commune de Kadutu, et à Kasheke, dans la commune de Bagira, reste préoccupante.
Après avoir tout perdu, plusieurs ménages sont toujours confrontés à des conditions de vie difficiles. Leurs habitations ont été détruites et leurs biens consumés par les flammes, une situation qui a profondément bouleversé leur quotidien.
Des familles toujours sans abri décent
Sur les deux sites visités par Radio Maendeleo le week-end dernier, le désarroi des sinistrés reste visible. Certaines familles ont quitté les lieux, tandis que d’autres y sont restées, faute de moyens pour trouver un autre logement.
Pour se mettre à l’abri, certaines familles construisent des maisons en planches, tandis que d’autres utilisent les vestiges des tôles endommagées par le feu pour aménager des abris de fortune et trouver un endroit où passer la nuit, malgré la mesure ayant déclaré ces espaces impropres à la construction.
Des conditions de vie particulièrement difficiles
Ces installations précaires offrent peu de protection contre les pluies et l’humidité. En effet, plusieurs de ces abris laissent passer l’eau lorsqu’il pleut. De nombreux membres des ménages passent ainsi la nuit à même le sol, sur des nattes ou des morceaux d’étoffe.
La perte des biens ménagers complique également leur retour à une vie normale. Retrouver des vêtements, des ustensiles de cuisine et d’autres objets indispensables au quotidien constitue un défi pour ces ménages qui ont tout perdu.
Les enfants et les autres personnes vulnérables restent particulièrement concernés par cette précarité.
L’attente de solutions durables
Entre-temps, aucun changement notable n’est observé dans la configuration des nouvelles constructions par rapport à la situation qui prévalait avant les incendies. Les maisons restent quasiment collées les unes aux autres, sur de petites parcelles, sans respect des espacements ni des servitudes nécessaires pour permettre le passage, ne serait-ce que d’une personne.
Dans la douleur d’avoir tout perdu et face à la précarité consécutive à ces incendies, les victimes vivent dans l’incertitude quant à leur avenir et restent dans l’attente de solutions durables, notamment une éventuelle délocalisation.
En attendant, les familles sinistrées continuent de lancer un appel à l’aide. Elles sollicitent l’intervention des autorités, des structures humanitaires et des personnes de bonne volonté afin d’obtenir une assistance leur permettant de répondre à leurs besoins les plus urgents et d’assurer leur survie.
Par Omeur Mudekereza