Les cas de pillages visant les conducteurs de taxis-motos sur la Route nationale numéro 3, tronçon Miti–Hombo–Bunyakiri, se multiplient. Selon des acteurs de la société civile, des hommes armés interceptent presque quotidiennement des motocyclistes et leurs passagers avant de les dépouiller de leurs biens.
D’après des sources de la société civile à Kalonge, le dernier incident remonte au mardi 7 juillet. Plus de sept conducteurs de taxis-motos et leurs clients, en provenance de Bukavu vers Bunyakiri, ont été attaqués en pleine traversée du Parc national de Kahuzi-Biega par des hommes armés.
Au cours de cette attaque, un motocycliste a été enlevé par les assaillants et conduit vers une destination inconnue. Son sort reste inconnu. Les mêmes sources rappellent qu’un autre chauffeur, identifié sous le nom d’Arsène, avait également été enlevé samedi dernier aux environs de Tshivanga. Il demeure introuvable.
Selon la société civile, ces attaques sont fréquemment signalées au niveau de Tshivanga Météo, un secteur où des groupes armés opèrent régulièrement, compliquant les déplacements entre Bukavu, Miti, Hombo et Bunyakiri.
Le Mouvement des Sociétés Civiles du Congo (MSCO) condamne cette recrudescence de l’insécurité. Il estime que ces actes entretiennent un climat de peur et aggravent les difficultés économiques des habitants, déjà éprouvés par les pillages à répétition.
Face à cette situation, le MSCO appelle les autorités compétentes à intervenir sans délai afin de neutraliser les auteurs de ces attaques et de rétablir la sécurité des personnes et de leurs biens sur cet axe routier.
Par Étienne Mulindwa