Des organisations de la société civile, des mouvements citoyens et des opérateurs économiques continuent d’exiger le rétablissement des réseaux de télécommunication dans la ville de Baraka et une bonne partie du territoire de Fizi, au Sud-Kivu.
Ce lundi 12 octobre 2026, dans l’avant-midi, les activités n’ont pas tourné comme à l’accoutumée dans la ville de Baraka. Les mouvements citoyens ont appelé à une journée sans activités et organisé une marche de protestation dont le point de chute était la mairie de Baraka, où un mémorandum a été lu et déposé.
Dans ce mémorandum, les signataires dénoncent les coupures continues de tous les réseaux, qui limitent ainsi le droit des populations à communiquer librement. La semaine dernière, indiquent-ils, le réseau Vodacom a été rétabli, mais moins de 24 heures après, tout a de nouveau basculé.
Il en est de même du réseau Africell, dont les abonnés ont vu la connexion rétablie, mais seulement pendant 24 heures. La persistance de ces perturbations affecte plusieurs activités économiques, notamment les opérations de change, les dépôts et les retraits d’argent par voie électronique.
Pour le mouvement citoyen Machozi ya Raia, l’une des structures organisatrices de la manifestation, les opérateurs de télécommunication concernés devraient s’impliquer davantage afin de rétablir leurs services dans les zones affectées et de permettre aux habitants de reprendre normalement leurs activités.
À la mairie de Baraka, les autorités ont reçu le mémorandum et promis de le transmettre à qui de droit. Les organisateurs, quant à eux, se félicitent du déroulement apaisé de cette marche, mais promettent d’aller encore plus loin afin que la population soit rétablie dans ses droits.
Signalons que les réseaux de télécommunication sont non opérationnels depuis plus de trois mois dans une bonne partie du territoire de Fizi et dans la ville de Baraka. Même les opérateurs privés disposant d’une connexion via Starlink ont été interdits de l’utiliser. Les autorités avaient alors évoqué des raisons sécuritaires pour justifier cette mesure.
Par Myriam Mufano