Des défenseurs des droits humains en territoire de Walungu, particulièrement dans le groupement de Kaniola, plaident pour l’instauration d’un climat de sécurité et de confiance entre les autorités et la population locale.
Ce plaidoyer intervient après plusieurs alertes faisant état d’un climat de terreur qui gagnerait progressivement la population, alors que le calme commençait à s’installer dans cette partie du territoire.
Sous couvert d’anonymat, des sources locales indiquent que plusieurs habitants seraient victimes d’enlèvements, d’arrestations arbitraires ou encore de tortures, simplement parce qu’ils seraient assimilés à des collaborateurs ou soupçonnés d’appartenir à l’une ou l’autre des parties au conflit.
Un leader local affirme que le centre de Kaniola ainsi que certains villages de la région ne sont plus aussi actifs qu’auparavant. Face à cette situation, certains habitants préfèrent changer de lieu de résidence, les uns se dirigeant vers Bukavu et les autres vers le centre de Walungu, afin d’échapper à ce climat d’insécurité.
Dans la matinée du lundi 7 septembre, poursuit cette source, au moins trois corps sans vie, présentant des signes de torture et des blessures qui seraient causées par des balles réelles, ont été découverts non loin du centre de Kaniola, dans le territoire de Walungu.
Tuées dans des circonstances qui restent à élucider, ces personnes seraient bien connues dans la région. Cette découverte a ravivé l’inquiétude au sein de la population.
Alors qu’il était auparavant possible de circuler jusqu’à 20 heures, voire au-delà, la situation aurait changé, ajoute notre source, qui attribue cette restriction à l’incertitude qui règne actuellement dans l’entité.
Les défenseurs des droits humains appellent ainsi les autorités à prendre des mesures susceptibles de rassurer la population, de garantir sa sécurité et de restaurer un climat de confiance dans le groupement de Kaniola.
Par Etienne Mulindwa