Les activités socio-économiques reprennent timidement dans une bonne partie de la chefferie de Kaziba, en territoire de Walungu, au Sud-Kivu, après près de six jours d’intenses combats entre les FARDC appuyées par les Wazalendo et les troupes de la coalition du Front pour la Refondation de la Nation (FRN).
Mardi 20 octobre 2026, plusieurs vendeurs et acheteurs ont fréquenté le marché de Kabirhi, dans le centre commercial de Lwanguku, connu pour son activité chaque mardi. Toutefois, les commerçants n’ont apporté qu’une partie de leurs marchandises, estimant que les conditions de sécurité ne sont pas encore suffisamment garanties.
Selon des sources locales, au moins 15 bovins sont habituellement abattus chaque mardi pour la vente de viande sur ce marché. Mais, le 20 octobre, seuls cinq bovins ont été abattus, sans incidence signalée sur les prix habituels.
La reprise se fait également sentir dans le secteur de l’éducation. Ce mercredi 21 octobre, de nombreux élèves ont rejoint leurs établissements scolaires dès les premières heures de la matinée, selon un responsable d’école contacté dans la zone. Alors que seules deux écoles secondaires avaient fonctionné jusqu’à la sixième heure mardi, l’affluence des élèves était plus importante mercredi.
Les responsables des écoles primaires restent néanmoins prudents et poursuivent l’évaluation de la situation. Ils envisagent une reprise des cours à Kaziba dès lundi prochain, si les conditions le permettent.
Par ailleurs, les transports en commun ont fonctionné normalement, notamment les motos assurant les liaisons entre Kaziba, Nyangezi et Bukavu, ainsi qu’entre Kaziba et Lugushwa.
Sur le plan sécuritaire, des témoins rapportent que les combats se sont éloignés du centre de Kaziba pour se concentrer vers le groupement de Ntagereka, à la limite entre la chefferie de Kaziba et la chefferie des Bafuliru, ainsi que dans la zone de Munanira.
Les mêmes sources indiquent que les troupes de la coalition du FRN auraient délogé les combattants Wazalendo de leurs positions sur les collines de Namubula, Mbwega, Kahaya et Malinji. Ces informations restent à confirmer de manière indépendante.
Par Etienne Mulindwa