Trente ans après les massacres de plus de 550 personnes à Kaniola et Nindja, respectivement dans les territoires de Walungu et de Kabare, au Sud-Kivu, les survivants, les victimes et leurs familles attendent toujours que justice soit faite.
Grâce aux efforts communautaires et à l’appui de certains partenaires, un mémorial a été érigé au centre de Kaniola. Ce site est présenté comme un lieu où des centaines de victimes auraient été enterrées. Malgré cette initiative commémorative, les attentes en matière de justice restent insatisfaites.
Lors d’une émission publique organisée sur place par Radio Maendeleo en 2021, des survivants et des membres des familles des victimes avaient exprimé leur volonté de ne plus revivre de telles atrocités, quelles que soient les circonstances.
Ils réclamaient notamment la reconnaissance des préjudices subis, l’établissement des responsabilités et des réparations pour les dommages causés.
Pour Jonathan Maghoma, directeur des programmes de l’organisation de défense et de promotion des droits humains Partenariat pour la Protection Intégrée, cette commémoration doit rappeler le caractère sacré de la vie humaine.
Il souligne que même en période de conflit, les civils ont droit à la protection de toutes les parties. Jonathan Maghoma appelle ainsi les différents acteurs à œuvrer réellement pour le bien-être de la population. Il invite également les habitants à ne pas perdre confiance, malgré la situation actuelle.
Par Omeur Mudekereza