Le Collectif des Organisations de la Société Civile du Sud-Kivu pour la Paix (COSCIP) appelle les acteurs humanitaires intervenant dans la province à recentrer leurs interventions sur les besoins les plus urgents des populations en situation de détresse. L’organisation insiste notamment sur l’aide alimentaire, l’accès aux soins de santé et l’éducation en situation d’urgence.
Priorité à l’aide aux populations vulnérables
Dans une correspondance adressée aux responsables des organisations humanitaires nationales et internationales présentes au Sud-Kivu, le COSCIP demande un renforcement de l’assistance en faveur des personnes déplacées et des autres populations vulnérables encore insuffisamment assistées.
L’organisation recommande également d’identifier les populations qui n’ont jamais bénéficié d’une assistance humanitaire afin de les intégrer dans les mécanismes de réponse.
Pour le collectif, cette démarche permettrait de mieux prendre en compte les besoins des personnes qui restent en dehors des dispositifs d’aide existants.
Des interventions plus concrètes
Le COSCIP reconnaît l’importance des projets axés sur la sensibilisation. Mais face aux conditions de vie précaires d’une partie de la population du Sud-Kivu, l’organisation estime que les interventions répondant directement aux besoins essentiels doivent davantage être privilégiées.
L’aide alimentaire et non alimentaire figure ainsi parmi les priorités mises en avant par cette structure citoyenne.
Renforcer l’éducation en situation d’urgence
Le collectif plaide également pour un renforcement de l’éducation en situation d’urgence, particulièrement au profit des enfants affectés par les déplacements et les crises.
Pour le COSCIP, la continuité de l’apprentissage doit faire partie intégrante de la réponse humanitaire afin de limiter les conséquences des crises sur la scolarité des enfants.
Des soins de santé accessibles
Dans le secteur de la santé, l’organisation appelle à renforcer l’accès effectif aux soins, avec une attention particulière aux soins maternels et néonataux.
Elle demande également que la santé mentale et le soutien psychosocial soient davantage intégrés dans les programmes humanitaires déployés au Sud-Kivu.
Pour le COSCIP, la réponse aux crises ne devrait donc pas se limiter à l’assistance matérielle, mais également prendre en compte les besoins sanitaires et psychosociaux des populations touchées.
Par Etienne Mulindwa