Renforcer l’application des lois, sensibiliser le public et impliquer davantage l’État, les éditeurs ainsi que les acteurs culturels figurent parmi les principales stratégies pour mieux protéger les œuvres et garantir une rémunération équitable aux auteurs, face à la montée du piratage et aux dérives du numérique.
Cet avis est du Chef des travaux Gervais Chirhalwirwa, président de l’Union des écrivains du Congo, section du Sud-Kivu, à l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, célébrée chaque 23 avril.
Il déplore le fait que les écrivains, musiciens et autres artistes ne tirent pas pleinement profit de leurs œuvres, souvent exploitées sans autorisation.
Gervais Chirhalwirwa évoque notamment le piratage, la reproduction illégale des contenus et la faible protection des droits d’auteur, dans un contexte marqué par la circulation rapide des œuvres sur les plateformes numériques.
Selon lui, cette situation fragilise le secteur culturel et décourage la création artistique.
Face à ces défis, il appelle à une prise de conscience collective et insiste sur la nécessité d’un respect strict du droit d’auteur, accompagné d’une meilleure organisation des acteurs culturels.
Il recommande également une implication plus forte des autorités afin de garantir la protection des œuvres et une juste rémunération des créateurs.
À noter que pour cette année 2026, l’UNESCO a désigné Rabat, au Maroc, comme Capitale mondiale du livre.
Par Omeur Mudekereza