Le conseil local de la jeunesse du groupement de Bushwira, dans le territoire de Kabare, demande un suivi rigoureux des aides humanitaires déjà octroyées en soutien aux victimes de la guerre dans l’Est de la RDC.
Dans un document rendu public et consulté par Radio Maendeleo, cette structure justifie sa démarche par le fait que, malgré le volume important d’aides reçues pour répondre à la situation humanitaire alarmante dans l’Est, les populations ne constatent guère d’impact sur le terrain.
Elle cite notamment l’Union européenne, qui a accordé 81 millions d’euros en janvier 2025, 9 millions en novembre 2025 et 60 millions d’euros en janvier 2026. Les Nations unies et les partenaires humanitaires ont, de leur côté, alloué 1,4 milliard de dollars en janvier 2026 pour répondre aux besoins vitaux de 15 millions de Congolais, dont 7,3 millions considérés comme particulièrement vulnérables. La Fédération des Entreprises du Congo a également contribué en 2025 pour soutenir les zones affectées par les conflits, tandis que la Banque mondiale a versé en juin 2025 un milliard de dollars américains pour renforcer la résilience climatique, améliorer la gouvernance publique, moderniser les infrastructures et accompagner les populations locales.
Pour le conseil local de la jeunesse de Bushwira, il est inacceptable que, malgré ces aides, les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu continuent de souffrir de malnutrition et rencontrent des difficultés d’accès aux soins médicaux, notamment dans les zones rurales.
À cet effet, cette structure réclame un rapport détaillé sur l’utilisation de ces fonds et une garantie que ces ressources profitent effectivement aux populations affectées par les conflits.
Elle émet également le vœu que cette question soit débattue dans différentes plénières et forums, afin d’éclairer la population sur la gestion de ces fonds.