De nouveaux combats, d’une forte intensité, ont éclaté tôt le matin du mardi 7 avril 2026 entre des combattants Wazalendos et les troupes de l’AFC/M23 dans plusieurs villages des hauts plateaux de Kalehe, principalement dans les groupements de Buzi et Ziralo.
Il s’agit principalement de combats sur les axes Katale et les collines surplombant Lumbishi, dans les groupements de Ziralo et Buzi.
Des sources locales indiquent que les combattants Wazalendos tentent de récupérer les positions perdues au profit des troupes de l’AFC/M23 lors des combats de dimanche 5 et lundi 6 avril dernier.
En mi-journée et presque tout l’après-midi, les combats ont alors augmenté d’intensité dans les villages et autres entités du groupement de Ziralo, à savoir Kafufula, Katanga, Bunje, Katale, Kaziba, Mpamana et Brazza, où les troupes de l’AFC/M23 tenteraient à tout prix de prendre position à Tushunguti, chef-lieu et grand centre du groupement de Ziralo, chefferie de Buhavu en territoire de Kalehe.
Dans l’axe Mianda, précisément dans le village Bulembwe toujours dans le groupement de Ziralo, en territoire de Kalehe au Sud-Kivu, à la limite avec le groupement de Walowa-Londa en territoire de Walikale au Nord-Kivu, l’on rapporte l’arrivée de plus de 13 000 déplacés.
Ces déplacés viennent essentiellement des axes Bundje, Mpamana, Kusisa, Kirambo, Tushunguti et Bunyangungu. Toute la soirée du mardi 7 avril 2026, la situation est restée tendue et les combats se sont poursuivis sur plusieurs axes.
Il en est de même au niveau de Bushaku, dans le village de Mchacha. Ici aussi, l’on rapporte des détonations d’armes lourdes et légères, provoquant également de nouveaux mouvements de population dans la zone.
Au niveau de Shanje, un des grands centres du groupement de Buzi, toujours dans les hauts plateaux de Kalehe, un calme précaire s’observe, témoigne un responsable d’une église locale contacté.
Sur place, les activités sont toujours paralysées et l’on observe une présence massive de déplacés, leur nombre continuant d’affluer au centre ainsi que dans les environs du centre de Shanje.
Toutes les familles se retrouvent sans ressources, car les centres qui approvisionnent l’entité en denrées alimentaires sont transformés en zones de combats, ce qui traduit une misère sans précédent frappant les déplacés ainsi que leurs familles d’accueil.
Par Etienne Mulindwa