Dans un contexte de conflit armé qui s’éternise, les parties sont appelées à faire des concessions afin d’alléger les souffrances des populations affectées par la guerre.
C’est ce qu’indique Me Maurice Mirindi, rapporteur adjoint du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, à la suite de la non-application des engagements pris à Montreux, en Suisse, lesquels prévoyaient des échéances endéans dix jours.
Les parties, à savoir l’AFC/M23 et le gouvernement de la RDC, avaient exprimé leur volonté de lancer, dans un délai d’une semaine, les premières missions de vérification du cessez-le-feu.
Elles avaient également convenu de procéder, dans un délai de dix jours, à la libération des prisonniers.
Au mardi 28 avril, ces délais sont dépassés, mais aucune de ces mesures n’a été mise en œuvre, constate Me Maurice Mirindi, qui estime que cette situation traduit une mauvaise foi de la part des parties.
Le rapporteur adjoint de la société civile, forces vives du Sud-Kivu, appelle les protagonistes à faire preuve de bonne foi et invite le médiateur à revoir son approche afin de contraindre les parties au respect de leurs engagements et des délais convenus.
Par Expédit Kyalu