Les autorités politiques et sanitaires intensifient la riposte contre la maladie à virus Ebola dans les zones de santé de Katana et de Miti-Murhesa, considérées comme des zones à haut risque.
Cette riposte passe par le déploiement simultané des relais communautaires chargés du suivi des cas contacts, de la recherche active de nouveaux cas ainsi que de la sensibilisation des populations.
C’est ce qu’indique Justin Bengehya, spécialiste en santé publique et chef du bureau de surveillance épidémiologique à la Division provinciale de la santé du Sud-Kivu, au cours d’une interview accordée à Radio Maendeleo mardi 9 juin 2026.
Selon lui, cette stratégie concerne les aires de santé environnant les zones de santé de Miti-Murhesa et de Katana, notamment Kabushwa, Kalangane, Lwiro, Cahoboka et Chiranga, situées à proximité de Kahungu, considéré à ce jour comme l’épicentre de cette maladie dans la province.
Justin Bengehya indique que la souche Bundibugyo actuellement en circulation présente un taux de létalité d’environ 50 %, contre près de 80 % pour la souche Zaïre.
Il rappelle qu’une prise en charge précoce augmente considérablement les chances de guérison.
La transmission du virus se fait par contact direct avec une personne infectée ou indirectement à travers des objets contaminés, d’où l’appel au respect strict des mesures barrières.
Pour rappel, à ce jour, la province du Sud-Kivu compte deux cas actifs de la maladie à virus Ebola et plus de 108 contacts suivis par les équipes de riposte.
Par Omeur Mudekekereza