Des acteurs impliqués dans la médiation africaine en cours pour résoudre la crise sécuritaire en RDC conviennent de renforcer la coordination interne entre le bureau du médiateur, le panel des facilitateurs, la commission de l’union africaine et le secrétariat conjoint indépendant.
Ils ont adopté cette orientation au terme d’une réunion consacrée à l’évaluation semestrielle des activités menées dans le cadre de la médiation africaine pour la crise sécuritaire en RDC.
Cette réunion de 2 jours a été clôturée lundi 8 juin à Lomé au Togo.
Selon le compte rendu publié par la présidence du Togo, cette réunion avait pour but d’évaluer les progrès réalisés depuis la mise en place de l’architecture de médiation adoptée à Lomé le 17 janvier 2026.
Elle avait aussi pour objectif de définir les priorités pour le second semestre de l’année, en soutien aux processus de Washington et de Doha, pilotés respectivement par les États-Unis et l’État du Qatar.
Au terme de deux jours des travaux, les parties prenantes ont mis en exergue l’importance de structurer et de mettre à disposition une contribution africaine aux processus complémentaires de Washington et de Doha pour en accroitre l’appropriation et en faciliter la mise en œuvre.
Elles ont également appelé l’ensemble des États et organisations engagés dans les efforts de médiation à renforcer leur coopération dans un esprit de solidarité, tout en respectant les responsabilités et les mandats définis dans l’architecture de médiation.
Selon toujours la présidence du Togo, les participants ont décidé de l’ajustement des plans de travail des membres du panel des facilitateurs pour le second semestre 2026, ainsi que de l’élaboration, dans un délai de quinze jours, d’un plan d’action opérationnel précisant les modalités de mise en œuvre des décisions arrêtées.
Cette réunion a été présidée par le président du conseil du Togo Faure Gnassingbé, médiateur de l’Union africaine pour la résolution de la crise dans l’Est de la RDC.
Elle a réuni les membres du collège des facilitateurs de l’Union Africaine ainsi que des représentants des Nations unies, de la Communauté d’Afrique de l’Est EAC, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale CEEAC, de la Communauté de développement de l’Afrique australe SADC, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs CIRGL et du Comité international de la Croix-Rouge CICR.