Pendant que la RDC célèbre son 66ème anniversaire depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale, le Pays peine à imposer sa souveraineté en ce qui concerne les systèmes alimentaires durables.
66 ans après, le système alimentaire congolais est fortement tourné vers l’extérieur d’où sont importés les produits dont la qualité expose des générations entières à des risques importants comme l’obésité pour les enfants, le diabète et les maladies cardiovasculaires.
L’observation est faite par le Ligue des Consommateurs des Services au Congo-Kinshasa LICOSKI en sigle dans une séance de réflexion organisée à cette occasion.
Cette structure note que le Pays manque cruellement de politique et agenda alimentaire adéquat. Malgré les études scientifiques et les risques déjà visibles, les pouvoirs publics tardent à mettre en place un agenda clair pour assurer la souveraineté alimentaire de la population.
Pour Janvier Mizo Kabare, président de la LICOSKI, parmi les défis figurent également l’absence des crédits en faveur des agriculteurs et agri preneurs, la vétusté des infrastructures routières et des outils de stratégie de relance agricole.
Il estime qu’en plus d’une politique nationale structurée, les groupements organisés comme des écoles, des universités et des Eglises devraient mettre en place une politique nécessaire pour contrôler la qualité aliments qui trainent dans leurs alentours et proposés autant aux enfants qu’aux adultes.
Mizo Kabare invite par ailleurs les agri preneurs à se regrouper en réseau dans l’espoir de produire encore beaucoup plus et proposer des solutions meilleures d’alimentation aux consommateurs.
Le président la Ligue des Consommateurs des Services au Congo-Kinshasa invite les habitants à changer leurs habitudes alimentaires en évitant de consommer n’importe quel produit proposé à la vente, acheter à manger n’importe où mais de privilégier les produits locaux et bio.
Il estime par ailleurs que pour recouvrer sa souveraineté alimentaire et préserver la vie des populations, les autorités devraient allouer un budget conséquent au secteur agricole et aux systèmes alimentaires durables pour soutenir les politiques développées.
Par Etienne Mulindwa