Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, en début de semaine, la résolution 2825, renouvelant pour un an le régime de sanctions contre la RDC, notamment l’embargo sur les armes, les interdictions de voyager et le gel des avoirs.
Cette résolution intègre désormais un nouveau critère de désignation permettant de sanctionner les entités qui font obstacle au mandat de la MONUSCO. Elle fait également référence, de manière explicite, à l’exploitation illicite des ressources naturelles comme facteur d’alimentation du conflit.
Pour Mick Mutitki, expert en gouvernance sécuritaire et coordonnateur du Cadre de concertation provincial de la société civile du Sud-Kivu, l’adoption à l’unanimité de la résolution 2825 par le Conseil de sécurité des Nations Unies constitue un signal politique fort en faveur de la paix en RDC.
Selon lui, le caractère unanime du vote revêt une portée particulière, d’autant plus que la RDC siège actuellement en qualité de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.
Pour l’expert, la communauté internationale entend, à travers cette résolution, signifier que la poursuite de la guerre n’est plus une option.
Il estime que le maintien de l’embargo sur les armes et des autres sanctions vise à priver les belligérants et les acteurs du conflit de leurs capacités de nuisance, les obligeant ainsi à privilégier la voie du dialogue.
Mick Mutitki considère que cette résolution incite également le gouvernement congolais à s’inscrire dans une logique de cessez-le-feu, en abandonnant toute posture belliqueuse, afin de favoriser un processus de paix conduit par les Congolais eux-mêmes.
Par Omeur Mudekereza