Le village de Bushushu, dans le territoire de Kalehe, a accueilli une nouvelle vague de déplacés en provenance des hauts plateaux, précisément des groupements de Ziralo et de Buzi.
Ces nouveaux déplacés, estimés à 1 500 personnes, fuient les affrontements armés signalés dans plusieurs localités de ces deux groupements et de leurs environs, notamment Shanje, Bishaka, Lumbishi et Chambombo.
Cette information est contenue dans le bulletin d’information humanitaire du mois de juin, rendu public par la Synergie des Associations de Lutte contre les Antivaleurs (SALA) et consulté par Radio Maendeleo ce mercredi 1er juillet 2026.
Dans ce document, l’organisation indique que ces déplacés viennent s’ajouter à d’autres arrivés depuis le mois de mars, accentuant ainsi la pression sur les familles d’accueil, les structures de santé et les ressources communautaires, déjà limitées.
La SALA ajoute que cet afflux continu de déplacés accroît considérablement les besoins humanitaires dans le village de Bushushu et ses environs, ces personnes étant confrontées à un manque de biens essentiels.
À cet effet, le coordonnateur de cette structure, Cédric Machara, plaide pour une intervention des acteurs humanitaires et des personnes de bonne volonté afin de venir en aide à ces populations en détresse.
Selon plusieurs sources locales, de violents combats opposent depuis samedi dernier les combattants Wazalendo aux troupes de l’AFC/M23 dans plusieurs localités, notamment sur l’axe Lumbishi, dans le groupement de Buzi, à Chambombo, dans le groupement de Ziralo, ainsi qu’à Katasomwa, dans le groupement de Mubugu.
Les combattants Wazalendo avaient lancé une vaste offensive qui leur avait permis de déloger les troupes de l’AFC/M23 de Lumbishi et de Chambombo. Toutefois, cette avancée n’aura été que de courte durée. En moins d’une journée, ces entités ont été reprises par les troupes de l’AFC/M23.
Cette reprise des combats est à l’origine de cette nouvelle vague de déplacements et de l’aggravation de la crise humanitaire, dénoncent plusieurs acteurs de la société civile, qui appellent à une désescalade de la violence afin de permettre aux populations de retrouver un climat de quiétude.
Par Hélène Bujiriri