L’organisation Action Sociale pour l’Intégration et la Protection des Personnes Défavorisées (ASSIPROPED) alerte sur le comportement de certains chefs d’établissements qui exigeraient des frais avant d’inscrire les enfants dans les écoles publiques et conventionnées pour l’année scolaire 2026-2027.
Dans une note parvenue à la rédaction de Radio Maendeleo, cette structure fonde son alerte sur plusieurs plaintes de parents d’élèves enregistrées dans différents territoires de la province, particulièrement à Kalonge, dans le territoire de Kalehe.
Selon cette correspondance, des sommes variant entre 20 000 et 40 000 francs congolais sont exigées pour l’inscription d’un enfant dans différentes classes de l’enseignement primaire au sein des écoles publiques et conventionnées.
Pour l’organisation, cette pratique contribue à l’exclusion de nombreux enfants, en particulier ceux issus de familles vulnérables, les déplacés et les retournés, dans un contexte où les ménages font face à une grave crise économique.
L’ASSIPROPED craint une augmentation de la déperdition scolaire, avec de nombreux enfants qui risquent d’évoluer en dehors du système éducatif. Une situation qui les rendrait davantage vulnérables au recrutement par des groupes armés ou à l’exploitation à travers des travaux pénibles, compromettant ainsi leur avenir.
Le président de l’ASSIPROPED, Théophile Nyakarale, estime que cette pratique est contraire aux textes légaux garantissant la gratuité de l’enseignement primaire.
Il plaide pour la suppression de ces frais d’inscription non réglementés, le renforcement du contrôle dans les établissements scolaires publics ainsi que l’application effective des mesures garantissant la gratuité de l’enseignement primaire.
En réaction, des sources proches de l’Inspection principale provinciale de l’Éducation précisent que les frais perçus pour l’inscription des élèves dans les écoles primaires et secondaires publiques et conventionnées figurent parmi les frais illégaux, conformément à l’arrêté du gouverneur fixant les frais de scolarité.
Ces sources rappellent également que les tests d’admission organisés, notamment pour les élèves provenant de sixième année primaire ou de huitième année, sont eux aussi considérés comme illégaux, les concernés ayant déjà été soumis respectivement au TENAFEP et au TENASOSP.
Par Myriam Mufano