L’entrée en jeu du Burundi dans les initiatives visant à décrisper la tension politique en République démocratique du Congo se justifie par le rôle stratégique que joue ce pays en tant que principal allié de Kinshasa dans la crise sécuritaire qui l’oppose au Rwanda.
Au-delà de cette alliance régionale, la présidence en exercice de l’Union africaine assurée par le président burundais, Évariste Ndayishimiye, confère également une dimension continentale à ces échanges.
C’est l’analyse de Pierre Joseph Mugangu, analyste sociopolitique et membre de l’Institut Patrice Emery Lumumba, au lendemain de la convocation de plusieurs figures de l’opposition congolaise à Bujumbura pour des échanges avec le président burundais.
Toutefois, Pierre Joseph Mugangu émet des réserves sur le choix du moment de cette initiative ainsi que sur l’exclusion de certains acteurs de l’opposition.
Selon lui, une médiation crédible et impartiale ne devrait écarter aucune partie prenante, y compris les mouvements de l’opposition armée.
Par Expedit Kyalu