Un nouvel incendie a consumé plus de 20 maisons dans la matinée du lundi 13 juillet 2026 sur l’avenue Albert Kayabu 6, au quartier Nyalukemba, en commune d’Ibanda. Alors qu’il n’était que 7 heures, les habitants, qui se préparaient à leurs activités de la journée, n’ont eu d’autre choix que d’assister impuissants à ce drame.
Présent sur place pour le compte de Radio Maendeleo, Alain Kabika a recueilli plusieurs témoignages.
Il est 9 heures au quartier Nyalukemba. Face à l’ampleur des flammes, des habitants assistent, impuissants, à l’incendie de leurs maisons, un sinistre qui s’est déclaré dès les premières heures de la matinée.
À quelques mètres des habitations en flammes, des jeunes tentent d’éteindre le feu à l’aide de seaux d’eau et de sable, malgré les risques encourus.
Un cadre de base rencontré sur le lieu, qui n’a pas souhaité s’exprimer officiellement sans l’autorisation de sa hiérarchie, évoque une mauvaise installation électrique comme cause probable de l’incendie. Il fait état d’un bilan provisoire de 16 maisons calcinées et de nombreux biens partis en fumée.
Âgé d’une quarantaine d’années, Rafiki Apita Ndugu Mubembe est l’un des sinistrés. Rencontré devant sa parcelle réduite en cendres, il explique que le feu est parti d’une maison voisine avant de se propager à la sienne puis à plusieurs autres.
Selon lui, l’incendie aurait été provoqué par un brasero sur lequel de l’huile était chauffée pour la cuisson des haricots. Il lance un appel aux autorités et aux personnes de bonne volonté afin de venir en aide aux familles sinistrées.
D’autres habitants insistent sur la nécessité de faire preuve de vigilance, particulièrement en cette période de saison sèche. C’est le cas de Mapika Chimbalanga, qui appelle à une utilisation responsable des sources d’énergie.
Il condamne également les constructions anarchiques et demande aux autorités de déployer rapidement les camions anti-incendie en cas d’alerte afin de limiter la propagation des flammes.
Désespoir et désolation se lisent sur les visages de ces familles qui s’apprêtent à passer leur première nuit à la belle étoile, exposées aux intempéries, après avoir tout perdu dans cet incendie.
Par Alain Kabika