L’activation des premières missions dans le cadre du Mécanisme conjoint de vérification élargi plus constitue une étape cruciale dans le processus de Doha, car elle permettra de sécuriser les parties belligérantes et de veiller à ce que l’ordre règne sur le terrain.
Ainsi pense Josaphat Musamba, chercheur au Groupe d’Études sur les conflits et la Sécurité Humaine, GEC-SH, une unité de recherche du CERUKI-ISP de Bukavu.
Selon lui, le Mécanisme conjoint de vérification élargi plus est de nature à restaurer progressivement le cessez-le-feu, car, dit-il, la marche de 1 000 pas commence toujours par le premier.
Cependant, il craint que les parties ne respectent pas leurs engagements et que certaines dynamiques des conflits locaux, comme les Wazalendos et d’autres groupes étrangers, ne nuisent à ce processus.
Entre-temps, le conseiller principal de l’administration Trump sur les questions africaines, Massad Boulos, salue la première mission de surveillance du cessez-le-feu effectuée à Minembwe.
Dans un message publié mardi 25 août 2026 sur son compte X, Massad Boulos estime que cette mission constitue un passage des engagements pris sur le papier à leur mise en œuvre sur le terrain.
« Une surveillance efficace peut renforcer la confiance, protéger les civils et contribuer à créer les conditions d’une paix durable dans l’est de la RDC », affirme-t-il.
Le responsable américain remercie également les parties pour leur coopération ainsi que le personnel de la MONUSCO pour son travail ayant permis la mise en place de cette mission de surveillance.
Par Expedit Kyalu