La vie peine à reprendre son cours normal dans plusieurs villages du groupement de Ziralo dans les hauts plateaux du territoire de Kalehe où des violents combats ont opposé ces dernières semaines des combattants Wazalendos aux troupes de l’AFC-M23.
Il s’agit principalement des zones comme Shanje, Lumbishi, Chambombo, Kalunda, Tushunguti, Katenderi, Mutale et Matutira qui restent toujours presque inactifs dans leur globalité à la suite de l’incertitude sécuritaire.
Des centaines d’habitants n’ont pas réussi à retourner dans leurs villages après avoir fui ces combats qui ont conduit à la chute de l’ensemble du groupement de Ziralo aux mains des troupes de l’AFC-M23.
Si certains de ces déplacés ont pris la direction de la province voisine du Nord-Kivu notamment à Masisi et à Walikale, d’autres sont restés en débandade dans la brousse alors que d’autres ont pris d’assaut les écoles ou encore les familles d’accueil à Numbi et dans d’autres zones.
Pour l’instant, certains ont commencé à rentrer chez eux, témoigne un responsable d’une organisation locale contacté mais précise que face au vide et l’image que présentent leurs entités, nombreux préfèrent retourner par peur de revivre la violence.
Dans cette partie de la province du Sud-Kivu, la plupart des écoles ont été occupées soit par les déplacés soit par des combattants armés et ce sont les pupitres qui ont servi comme bois de chauffe, ce qui rend hypothétique toute possibilité d’une rentrée scolaire réussie.
« nous n’avons même pas encore commencé à penser à la rentrée scolaire car les conditions sont vraiment difficile », témoigne-t-il sous le sceau de l’anonymat. Néanmoins, des mouvements ont repris entre certaines parties du littoral et la cité de Shanje avec notamment la circulation des motos.
En clair, la situation reste volatile au vu de l’intensité des combats qu’ont vécu les habitants de cette zone mais aussi la persistance des poches de résistance dans certaines parties de Ziralo, conclut notre source.