Dans un contexte de crise économique qui fragilise de nombreuses familles, certaines exigences scolaires deviennent un obstacle d’accès à l’éducation pour des enfants issus des familles vulnérables.
Les écoles imposent des exigences que les parents jugent difficiles à supporter, notamment l’obligation d’achat exclusif des tricots, chasubles et chaussures spécifiques, en plus des uniformes et autres fournitures scolaires.
Telle est l’affirmation de Brigitte Mapenzi, un parent d’élève à Bukavu, qui estime que les responsables des établissements scolaires devraient davantage tenir compte des difficultés économiques auxquelles font face les familles.
Selon elle, ces exigences risquent non seulement d’alourdir les dépenses des ménages, mais aussi de priver certains enfants du droit d’accéder à l’école de leur choix.
Brigitte Mapenzi s’interroge également sur le rôle des comités des parents dans les établissements scolaires.
Ceux-ci devraient avant tout défendre les intérêts des parents et contribuer à rechercher des solutions adaptées aux réalités des familles, plutôt que de cautionner des exigences supplémentaires, les unes étant proscrites par l’autorité de tutelle, insiste notre source.
Face à cette situation, elle appelle les responsables d’écoles à privilégier la collaboration avec les parents et à éviter de leur imposer des charges qui dépassent leurs capacités financières.
Elle plaide par ailleurs pour des mesures de clémence en faveur des enfants issus des familles récemment touchées par les incendies enregistrés dans plusieurs quartiers de la ville de Bukavu.
À l’approche de la rentrée, notre source lance un appel aux établissements scolaires d’adapter les exigences aux réalités économiques des familles, afin que les difficultés financières ne deviennent pas un obstacle à l’éducation des enfants.
Par Hélène Bujiriri