La suspension jusqu’à nouvel ordre des activités académiques et para-académiques dans plusieurs établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire de Goma et Bukavu suscite l’inquiétude chez certains étudiants.
La mesure, prise par le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et Innovations, intervient dans un contexte de tensions sécuritaires et institutionnelles dans l’Est de la RDC.
Interrogés sous couvert d’anonymat, certains étudiants estiment que cette décision risque de compromettre leur parcours académique et, à terme, leurs perspectives professionnelles.
« C’est tout notre avenir qui risque d’être compromis », confie l’un d’eux, qui dit craindre notamment les conséquences de cette suspension sur le calendrier académique.
Au sein de la communauté estudiantine, plusieurs interrogations persistent également sur la durée de la mesure et sur les dispositions qui pourraient être prises pour permettre aux étudiants de poursuivre normalement leur formation.
Ces étudiants regrettent par ailleurs que les conséquences de la guerre continuent de toucher plusieurs secteurs de la vie sociale, y compris l’éducation.
Selon eux, l’enseignement supérieur devrait rester un espace de stabilité, permettant à la jeunesse de se former et de préparer son avenir malgré le contexte sécuritaire.
Ils appellent ainsi les autorités à rechercher des solutions permettant d’assurer, autant que possible, la continuité de l’enseignement supérieur dans des conditions sécurisées, afin d’éviter que la situation actuelle ne compromette davantage leurs études et leurs perspectives professionnelles.
La suspension intervient alors que le gouvernement congolais conteste des nominations effectuées au sein de plusieurs établissements de Goma et Bukavu par l’AFC-M23, qu’il considère comme illégales.
Par Myriam Mufano