Plusieurs menaces pèsent sur le lac Tanganyika depuis des années, entraînant une dégradation progressive de son environnement.
Parmi les principales menaces figurent les constructions réalisées autour du lac sans respect de la bande de protection de 100 mètres de rive, le déboisement des flancs des montagnes qui l’entourent ainsi que certaines pratiques agricoles inappropriées.
C’est ce que fait savoir le professeur hydrobiologiste Pascal Masilya, à l’occasion de la Journée mondiale des lacs célébrée le 27 août de chaque année.
Selon lui, ces pratiques constituent une menace importante pour la conservation du lac Tanganyika et de son écosystème.
Il rappelle par ailleurs qu’il existe une réglementation relative à la protection du lac Tanganyika et que les autorités doivent veiller à son application.
Notre source insiste également sur la nécessité d’une meilleure gestion des déchets solides et liquides afin qu’ils n’arrivent pas dans le lac sans traitement préalable, car ils représentent une menace pour la qualité de l’eau et son écosystème.
À ce stade, il fait appel aux partenaires car, dit-il, le lac Tanganyika est un patrimoine mondial et tous les bénéficiaires devraient se mettre ensemble pour sa protection.
Il invite également la population, surtout les communautés riveraines, au respect des lacs, indiquant que les mauvaises pratiques sur ces derniers menacent la biodiversité et le climat.
À la fin, rappelle-t-il, ce sont les populations qui en pâtissent, d’où un appel à l’éveil de la conscience collective.
Notez que la célébration de la Journée mondiale des lacs a été instaurée en 2025.
Le 27 août 2026 constitue la deuxième édition de cette célébration.
Par Hélène Bujiriri