Des congolais ayant quitté spontanément les camps de réfugiés au Burundi pour regagner Uvira font face à des difficultés de réinsertion et peinent à subvenir aux besoins de leurs familles. Ils sollicitent l’appui du gouvernement congolais et des organisations humanitaires.
Des retours dans des conditions difficiles
Selon le Mouvement citoyen de lutte contre les antivaleurs (MCLA), ces retournés viennent principalement des camps de réfugiés de Busuma et Ruhigi, au Burundi.
Leur retour à Uvira serait intervenu après la dégradation des conditions de vie dans ces camps, indique cette organisation citoyenne.
De retour dans leur milieu d’origine, plusieurs de ces anciens réfugiés peinent toutefois à retrouver des conditions de vie normales et à assurer les besoins essentiels de leurs familles.
Un appel au gouvernement et aux humanitaires
Ces retournés plaident pour une assistance du gouvernement congolais et des organisations humanitaires, notamment le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Ils estiment devoir bénéficier d’une attention particulière, rappelant qu’ils avaient eux aussi le statut de réfugiés, au même titre que les personnes ayant regagné la République démocratique du Congo dans le cadre des opérations officielles de rapatriement.
Le MCLA alerte sur leur situation
Le coordonnateur du MCLA, Alphonse Mufariji, appelle les organisations humanitaires à s’intéresser davantage à la situation de ces anciens réfugiés retournés à Uvira.
Il estime nécessaire que leur situation soit prise en compte dans les dispositifs d’assistance destinés aux populations déplacées et retournées.
Une marche annoncée à Uvira
Pour faire entendre leurs revendications, ces anciens réfugiés prévoient une marche pacifique ce mercredi 23 septembre 2026, selon Alphonse Mufariji.
Par Expedit Kyalu