La situation socio-sécuritaire demeure extrêmement volatile et préoccupante dans le secteur d’Itombwe.
Les informations recueillies auprès de différentes sources locales font état d’une dégradation continue, avec des conséquences importantes sur la protection des civils, les déplacements de populations et l’accès aux services sociaux de base.
C’est ce qu’on peut lire dans une note rendue publique par le Conseil Local de la Jeunesse d’Itombwe et consultée par la Rédaction de Radio Maendeleo mercredi 30 septembre 2026.
Cette note fait état de la persistance des affrontements impliquant différents groupes armés notamment le l’AFC-M23-Twirwaneho, des troupes Wazalendo, les FARDC et l’armée burundaise dans plusieurs zones du secteur d’Itombwe.
Notre source parle des incidents rapportés entre le 24 et 27 septembre dernier dans les zones de Kashongo, Magunda, Msongyo et Maheta et qui auraient entraîné des mouvements importants de populations civiles vers Masango, Kigoma et certaines zones forestières d’Itombwe.
Par ailleurs, la circulation des populations demeure fortement perturbée par la présence de barrières illégales, des prélèvements forcés, des pillages de bétail et d’autres formes d’extorsion rapportés sur certains axes, déplore le Conseil Local de la Jeunesse d’Itombwe.
Sur le plan humanitaire, cette structure note des milliers des ménages déplacés qui demeurent sans abri adéquat et confrontée à des difficultés d’accès à la nourriture et à l’eau potable ainsi que des écoles et structures sanitaires fermées, endommagées ou difficilement accessibles.
Les activités agricoles, principale source de revenus pour les habitants, sont fortement perturbées ou alors interrompues et cela dans un contexte où l’accès humanitaire reste bloqué privant les populations de toute possibilité de recevoir de l’assistance.
Tout en déplorant cette situation, le Conseil Local de la Jeunesse d’Itombwe recommande aux parties ainsi qu’à la communauté internationale de renforcer la protection des populations civiles.
La structure sollicite une évaluation urgente des besoins humanitaires des déplacés et communautés d’accueil, la réouverture et la sécurisation des structures scolaires et sanitaires ainsi que pour une assistance d’urgence en vivres et non vivres
A travers son président MFARIJI Lewis, le CLJ Itombwe recommande le renforcement de la surveillance et du rapportage des incidents de protection ainsi que la protection des moyens de subsistance.