Des habitants de l’avenue Kadurhu, près de l’endroit dit Yesu Yesu 2, dans le quartier Nyakaliba, commune de Kadutu, dénoncent l’appropriation de leurs nouvelles parcelles par un particulier. Ces habitants avaient été délocalisés vers Cikera/Salongo, dans la commune de Bagira, après l’incendie qui avait détruit leurs maisons en 2024. Ils l’ont fait savoir dans une lettre adressée au gouverneur du Sud-Kivu sous l’AFC/M23, dont une copie est parvenue à Radio Maendeleo.
Des parcelles attribuées après l’incendie
Dans cette correspondance, les sinistrés rappellent que, depuis l’incendie de leurs maisons il y a plus de deux ans, le gouvernement provincial de l’époque avait attribué à certains d’entre eux des parcelles sur le site de Cikera.
Ce site avait été retenu pour leur relogement, alors que leur ancien lieu d’habitation était considéré comme impropre à la construction.
Une quarantaine de ménages relogés
Selon les sinistrés, 108 ménages avaient été identifiés par le chef de quartier à la suite de l’incendie.
Parmi eux, seule une quarantaine de familles auraient bénéficié de parcelles sur le site de Cikera, dans la commune de Bagira.
Un accès aux parcelles contesté
Voulant commencer la construction de leurs maisons sur ces nouvelles parcelles, les sinistrés affirment avoir été empêchés d’y accéder par un particulier qui se présente comme propriétaire de la concession.
Ceux qui tenteraient d’accéder aux lieux par leurs propres moyens disent avoir été menacés.
Une situation qui, selon eux, les empêche de jouir des propriétés qui leur avaient été attribuées.
Des espaces publics également concernés
Les sinistrés affirment par ailleurs que certains espaces initialement réservés à la construction de marchés publics, d’écoles et d’églises auraient également été vendus.
Ils disent déplorer cette situation, qui suscite leur mécontentement.
Un appel au gouverneur
Face à ces difficultés, les sinistrés de l’avenue Kadurhu sollicitent l’implication du gouverneur du Sud-Kivu.
Ils demandent aux autorités de faire la lumière sur cette situation et de prendre des mesures afin qu’ils puissent être rétablis dans leurs droits.
Par Alain Kabika