Les coupures répétées de l’électricité perturbent depuis plusieurs semaines le quotidien des abonnés de la Société nationale d’électricité (SNEL) à Bukavu, au Sud-Kivu. Face à cette situation, des consommateurs dénoncent le manque de communication sur les interruptions et les horaires de rétablissement du courant.
Dans plusieurs messages parvenus à Radio Maendeleo, des abonnés indiquent qu’il devient difficile de bénéficier de deux heures consécutives d’électricité sans interruption.
Dans certaines zones, les coupures sont devenues récurrentes, notamment en soirée, entre 18 heures et 21 heures, ainsi que le matin, entre 5 heures et 7 heures. À ces interruptions s’ajoutent d’autres coupures enregistrées au cours de la journée, rapportent les consommateurs.
Cette situation perturbe plusieurs activités et entraîne des conséquences sur le plan social. Dans certaines avenues, l’obscurité provoquée par les coupures en soirée favoriserait également des actes de criminalité, des bandits profitant du manque d’éclairage, selon des témoignages d’habitants.
Pour plusieurs acteurs sociaux, la situation devient de plus en plus préoccupante, tandis que la communication de la SNEL sur ces interruptions reste insuffisante.
C’est notamment le point de vue du mouvement Jeunes Nous Pouvons, qui estime que les abonnés ont droit à un service de qualité, d’autant plus que la plupart d’entre eux paient leur consommation à l’avance grâce au système Cash Power.
Gaspard Bizimana, membre de ce mouvement, appelle ainsi la SNEL à communiquer clairement sur les horaires des coupures et du rétablissement de l’électricité, si ces interruptions doivent se poursuivre, afin de permettre aux consommateurs de prendre leurs dispositions.
Par Omeur Mudekereza