Les jeunes filles devraient être mieux informées de leurs droits et devoirs afin de pouvoir se protéger contre les violences, dénoncer les abus et défendre leurs intérêts. C’est l’appel de Salima Feruzi Marga, coordinatrice de l’organisation Je suis la relève de la femme.
Dans un entretien accordé à Radio Maendeleo en marge de la Journée internationale de la jeune fille, célébrée le 11 octobre de chaque année, elle souligne que les jeunes filles font face à des difficultés spécifiques, notamment les abus sexuels, les abus de pouvoir, les violences basées sur le genre et les discriminations.
Salima Feruzi Marga déplore également le fait que certaines victimes soient tenues pour responsables des violences qu’elles subissent. Selon elle, cette culpabilisation peut les empêcher de dénoncer les faits et de chercher de l’aide.
Pour réduire cette vulnérabilité, elle recommande de renforcer la sensibilisation et l’éducation des jeunes filles sur leurs droits. Cette démarche devrait leur permettre de mieux se protéger, de défendre leurs intérêts et de participer activement à la vie sociale.
La coordinatrice de l’organisation Je suis la relève de la femme plaide également pour une représentation accrue des jeunes filles et des femmes dans les instances de prise de décision, au même titre que les hommes.
Cette année, la Journée internationale de la jeune fille est placée sous le thème : « Mettre fin au mariage des enfants et investir dans les droits des filles ».
Par Myriam Mufano