Les peuples autochtones Batwa originaires de Batanga et de Bogamanda, en territoire de Kalehe, traversent une grave crise humanitaire depuis plusieurs jours.
Ces familles vivent dans une extrême précarité, confrontées au manque d’abris, de nourriture, d’eau potable ainsi qu’à l’absence de moyens pour accéder aux soins de santé de base.
Certaines familles sont installées à Burali et Bukanga, dans la chefferie de Buloho, tandis que d’autres ont trouvé refuge à Ramba, dans le groupement de Mubuku, en chefferie de Buhavu, toujours en territoire de Kalehe.
En se déplaçant, ces populations espèrent retrouver un minimum de sécurité après avoir fui les violences opposant les troupes de l’AFC/M23 aux combattants Wazalendo dans cette partie de la province du Sud-Kivu.
Selon Maele Karunga, président du Centre d’espoir pour les droits humains, ces déplacés sont exposés à plusieurs maladies, notamment celles d’origine hydrique, en raison du manque d’eau potable, de l’absence de conditions d’hygiène adéquates et du déficit d’installations sanitaires.
À cela s’ajoute une malnutrition aiguë provoquée par la rareté des vivres et l’absence d’une assistance alimentaire régulière.
Les femmes et les enfants figurent parmi les personnes les plus vulnérables, en raison de leur état de fragilité, des risques sanitaires auxquels ils sont exposés et des difficultés à satisfaire leurs besoins essentiels.
Maele Karunga appelle les organisations humanitaires ainsi que les personnes de bonne volonté à leur apporter une assistance d’urgence en vivres, en biens non alimentaires et en autres produits de première nécessité.
Il estime que, si aucune intervention rapide n’est engagée, la situation humanitaire pourrait se détériorer davantage dans les prochains jours, avec une augmentation des cas de malnutrition et des maladies parmi les personnes déplacées.
Par Myriam Mufano