Un nouveau mode d’insécurité, marqué par des attaques à la grenade contre des habitations et des lieux publics, prend de l’ampleur dans la ville de Bukavu, particulièrement au quartier Nkafu, en commune de Kadutu.
En l’espace de trois jours, deux explosions de grenades ont fait un mort, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels.
Le cas le plus récent remonte à la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 juillet 2026, lorsque la résidence de la cheffe du quartier Nkafu, située sur l’avenue Mwangaza, a été visée par une attaque à la grenade. Le bilan fait état de plusieurs biens matériels détruits et d’une personne blessée.
Cette attaque intervient quelques jours après un autre incident survenu le 28 juillet sur l’avenue Michombero, où une personne a perdu la vie tandis que deux autres ont été blessées avant d’être admises à l’Hôpital provincial général de référence de Bukavu.
Toujours sous le choc, la cheffe du quartier Nkafu, Didienne Mwati, plaide pour le renforcement des dispositifs de sécurité et l’ouverture d’enquêtes approfondies afin d’identifier les auteurs de ces attaques. Elle s’exprime dans cet élément.
De son côté, Gaston Lubaka, rapporteur du bureau urbain de la société civile, estime que cette recrudescence des attaques risque d’aggraver le climat d’insécurité déjà préoccupant dans la ville de Bukavu. Il craint une multiplication des attaques à la grenade et l’installation d’un climat de psychose au sein de la population.
Il recommande le renforcement des patrouilles de jour comme de nuit afin de dissuader les auteurs de ces actes criminels, de sécuriser les quartiers les plus exposés et de restaurer la confiance de la population envers les services de sécurité.
« Il est urgent que les autorités prennent des mesures efficaces pour mettre fin à cette série d’attaques et garantir la sécurité des citoyens », conclut notre source.
Par Myriam Mufano