Le centre commercial de Kavumu, dans le groupement de Bugorhe en territoire de Kabare, continue de faire face à une insécurité grandissante. Depuis plus d’un mois, des coups de feu retentissent régulièrement, de jour comme de nuit, plongeant la population dans un climat de peur.
Selon des sources locales, des détonations d’armes lourdes sont également entendues dans la zone. Au-delà de la paralysie des activités pendant plusieurs heures, cette situation entraîne de lourdes conséquences pour les habitants.
Des cas de décès par balles, de blessés et de personnes victimes de malaises provoqués par les détonations sont rapportés, tandis que la psychose continue de gagner la population.
Dans la soirée du jeudi 30 juillet, de nouveaux échanges de tirs ont été signalés, faisant plusieurs blessés. Si certaines sources évoquent des affrontements entre des éléments de l’AFC/M23 et des groupes armés se réclamant Wazalendo, d’autres estiment que l’origine des tirs demeure inconnue.
En l’absence de communication officielle, les rumeurs se multiplient et alimentent la confusion au sein de la population.
Des défenseurs des droits humains affirment que ce climat d’insécurité favorise également des actes de banditisme. Des individus mal intentionnés profiteraient de la situation pour s’introduire dans des habitations, voler, torturer ou même tuer des civils.
Face à cette situation, des notables de la région appellent les autorités à prendre des mesures urgentes afin de rétablir la sécurité et de rassurer la population. L’un d’eux, David Chikuru, revient sur cette situation dans cet élément.
Ces acteurs dénoncent également des cas d’enlèvements et d’intimidations qui poussent de nombreux jeunes et chefs de famille à quitter leurs domiciles par crainte pour leur sécurité.
Ils plaident enfin pour l’instauration d’un climat de confiance afin de favoriser le retour de la paix dans la partie nord du territoire de Kabare.
Par Etienne Mulindwa