La sortie officielle du Front pour la refondation de la nation (FRN) pourrait contribuer à la recherche d’une solution durable à la crise en République démocratique du Congo. C’est l’analyse d’Epimack Kwokwo, défenseur des droits humains et acteur de la société civile au Sud-Kivu, réagissant à la présentation de ce mouvement lundi dernier à Goma, au Nord-Kivu.
Selon lui, cette nouvelle configuration pourrait permettre de mieux identifier les acteurs impliqués dans la crise, notamment le pouvoir en place à Kinshasa, d’un côté, et Joseph Kabila ainsi que ses alliés, de l’autre, qui se considèrent comme frustrés.
Epimack Kwokwo estime que les processus de paix engagés jusqu’ici ont notamment été fragilisés par le manque de pleins pouvoirs de certains représentants aux négociations. Une situation qui, selon lui, favorisait des interprétations divergentes des engagements pris après chaque round de discussions.
Il appelle désormais les acteurs concernés à renoncer à la violence et à privilégier le dialogue pour mettre fin à la crise. Il évoque notamment l’alternance politique de 2018, au cours de laquelle Joseph Kabila avait cédé le pouvoir à Félix Tshisekedi, comme un précédent pouvant inspirer les discussions.
« La guerre n’a fait que trop durer », estime cet acteur de la société civile, qui exhorte les différentes parties à éviter les discours violents susceptibles d’aggraver davantage la situation sécuritaire et politique du pays.
Par Etienne Mulindwa