La circulation est restée paralysée toute la journée du lundi 21 septembre 2026 à Kamituga, dans le territoire de Mwenga. Les motocyclistes ont immobilisé leurs engins et barricadé la principale artère de la ville pour protester contre la multiplication des barrières payantes et les montants exigés à certains points de contrôle.
Une ville largement paralysée
Aucun taxi-moto ni moto privée n’a circulé sur la principale artère de Kamituga pendant plusieurs heures.
Depuis le matin, les motocyclistes ont érigé des barricades sur la chaussée pour exprimer leur mécontentement face à la multiplication des points de contrôle et aux sommes qu’ils disent être contraints de payer.
Cette situation a fortement perturbé la mobilité dans la ville. Les piétons étaient particulièrement nombreux dans les rues, tandis que la circulation des véhicules restait affectée par les barricades.
Des paiements pouvant atteindre 20 000 FC
Dans une correspondance adressée au maire de Kamituga, la Synergie des motocyclistes de Kamituga et du territoire de Mwenga dénonce notamment la présence de barrières aux entrées nord et sud de la ville ainsi que dans le centre-ville.
Les motocyclistes affirment devoir débourser entre 10 000 et 20 000 francs congolais à certains points de contrôle.
Ils dénoncent également des amendes pouvant atteindre 100 dollars américains en cas de refus de payer les montants exigés.
Des taxes officielles déjà assumées
Les motocyclistes reconnaissent être soumis à plusieurs taxes et obligations administratives liées à leur activité.
Ils citent notamment la quittance de l’État, la plaque d’immatriculation, la vignette, l’assurance et le permis de conduire.
Mais ils estiment que la multiplication des paiements supplémentaires aux barrières rend leurs charges trop lourdes à supporter.
Les motocyclistes demandent une intervention
À travers leur correspondance, les représentants des motocyclistes sollicitent l’intervention du maire de Kamituga afin de trouver une solution à cette situation.
Ils souhaitent notamment que les barrières qu’ils jugent illégales ou excessives soient examinées et que les montants réclamés aux usagers soient clarifiés.
En attendant une réponse des autorités, le mouvement de protestation a fortement perturbé les déplacements dans la ville de Kamituga durant toute la journée de lundi.
Par Jean Nondo Mukambilwa, notre correspondant à Kamituga