À Kavumu et dans plusieurs localités du groupement de Bugorhe, en territoire de Kabare, l’accès à l’eau potable devient de plus en plus difficile. Dans certains sous-villages, notamment Kamakombe et Nyamakana, les robinets publics sont à sec depuis près de deux mois, poussant des habitants à parcourir de longues distances à la recherche d’eau.
Des robinets publics à sec
Dans un entretien avec Radio Maendeleo lundi 21 septembre 2026, plusieurs habitants de Kavumu et de ses environs dénoncent une pénurie d’eau potable qui persiste dans cette partie du Sud-Kivu.
Selon eux, l’eau ne coule plus des robinets publics dans plusieurs sous-villages. La situation serait particulièrement préoccupante à Kamakombe et Nyamakana, où la pénurie dure depuis environ deux mois.
Femmes et enfants à la recherche d’eau
Très tôt le matin et jusque tard dans la soirée, des femmes et des enfants sont contraints de partir à la recherche de cette ressource devenue rare.
Bidons à la main, sur le dos ou encore sur la tête, ils parcourent parfois de longues distances pour s’approvisionner.
Une situation qui, selon les habitants, perturbe le quotidien des ménages et complique davantage leurs conditions de vie.
L’ASUREP mise en cause
Face à cette situation, certains habitants reprochent à l’Association des Usagers des Réseaux d’Eau Potable (ASUREP) de Bugorhe de rester silencieuse face à cette pénurie.
Ils estiment que cette structure, chargée de la gestion du réseau d’eau potable, devrait davantage communiquer sur les causes de cette situation et les mesures envisagées pour rétablir la desserte.
L’ASUREP confirme la pénurie
Contactée par Radio Maendeleo, l’ASUREP de Bugorhe confirme l’existence de cette pénurie d’eau potable.
Elle explique cette situation par plusieurs facteurs, notamment la prolongation de la saison sèche, le non-respect du périmètre de protection du captage par des habitants qui cultivent autour de la source, ainsi que le vieillissement des installations.
L’association appelle la population de Kavumu et du groupement de Bugorhe au calme, assurant qu’elle ne ménage aucun effort pour trouver une solution à cette situation.
Des ménages se tournent vers les ruisseaux
En attendant le rétablissement de la desserte, certains ménages sont contraints de recourir à l’eau des ruisseaux pour leurs besoins quotidiens, selon les informations recueillies par Radio Maendeleo.
Cette situation suscite des inquiétudes quant à la qualité de l’eau utilisée par ces populations et renforce l’urgence d’une réponse durable au problème d’approvisionnement en eau potable.
Par Samuel Habamungu