4 Mai 2023, 4 Mai 2026 ; cela fait exactement trois ans que le territoire de Kalehe a été fortement endeuillée par une catastrophe naturelle qui a couté la vie à de milliers de personnes.
Ce jour là le 4 Mai, des centaines de familles dans les villages de Bushushu et Nyamukubi s’étaient réveillé sous le choc. En effet, les pluies abondantes accompagnées des grêle et vents violents avaient provoqué le débordement des rivières dans cette partie du territoire de Kalehe.
Alors que les marchés étaient encore animés et recevant les commerçants de tout bord, les eaux de pluies vont alors engloutir des centaines de maisons, des véhicules, des écoles, des églises et les hangars des marchés.
Le matin de vendredi 5 Mai 2023, tout ce qui restait à voir c’étaient des maisons d’habitations, maisons commerciales, des écoles, des structures médicales et salles polyvalentes toutes en ruines en plus des centaines de corps engloutis dans la boue et les eaux.
Si le bilan global n’a jamais été fourni, des sources officielles parlent d’au moins 583 corps découverts et enterrés à différents endroits mais les disparus seraient évalués plus de 5000 mille, à en croire des témoignages des survivants.
En plus des personnes en provenance d’autres coins et qui étaient sur place pour raison de commerce, le jeudi étant un jour de grand marché à Nyamukubi, l’on parle des familles entières qui ont disparu dans cette catastrophe meurtrière.
Dans un plan de relèvement élaboré par le Programme des Nations Unies pour le Développement et présenté pour validation en Novembre 2023, il avait été indiqué que la catastrophe d’inondation avait causé des dommages évalués à plus de 13 millions de dollars américains.
En effet, 958 maisons avaient été détruites en plus de 16 structures éducatives touchées ainsi que des champs, des micros centrales, des structures de santé, des Églises, des petites et moyennes entreprises ainsi que d’autres infrastructures d’utilité publique comme les routes à en croire ce plan de relèvement.
Et dans une étude réalisée par en consortium par l’Université Officielle de Bukavu et le Centre des Recherches en Sciences Naturelles de Lwiro sur l’événement déclencheur des glissements de terrain et des crues à Bushushu et Kalehe, il a été conclu que ces sites restent des zones à risque évalué à 65%.
Rendue publique en Août 2023, l’étude avait alors préconisé les cultures qui peuvent s’adapter en abandonnant celles qui peuvent conduire à un tel drame ainsi que la restauration de la végétation.
Trois ans après, ces entités sont restées presque fantôme. Si les habitants ont respecté, pour la plus-part, l’obligation leur faite de quitter ces sites, il faut noter que le gouvernement n’a initié aucune activité de relèvement et/ou restauration.
Les collines sont restées nues dans les hauteurs comme sur le littoral. Bien plus, les abords des rivières qui avaient connu des crues sont toujours non couverts par la végétation dans cette zone où le relief est particulièrement montagneux.
Il n’est pas impossible de revivre de telles situations à n’importe quel moment, nous a déclaré un défenseur des droits humains qui a palpé du doigt, du début à la fin, les événements du 04 Mai 2023 à Bushushu et à Nyamukubi.
Par Etienne Mulindwa