Sur le site de Lomera, toujours dans le groupement de Luhihi, l’on rapporte plusieurs cas d’abus contre les paisibles populations, même celles qui ne sont pas impliquées dans les activités minières.
Plusieurs maisons, dont celles appartenant aux populations et aux petits commerçants, ont été vandalisées dans la matinée du mardi 24 mars 2026 et des marchandises jetées par terre, expliquent des habitants et d’autres témoins sur place.
Bien plus, une femme aurait été violée puis torturée alors qu’elle faisait partie des groupes de femmes qui transportaient le sable minéralisé dans la nuit du lundi 23 au mardi 24 mars 2026.
Des exploitants dénoncent également le fait, pour certains responsables, d’organiser une sorte de fraude en autorisant l’entrée nocturne dans le site à certaines personnes après leur avoir donné de l’argent.
Plus de six mois après la fermeture de ce site sur lequel les activités étaient de plus en plus florissantes, les autochtones vivent dans la misère et dans des situations stressantes en permanence.
Ils dénoncent des cas de tortures, des intimidations et des menaces de déguerpissement forcé proférées par des agents qui se présentent comme étant des services de sécurité, ainsi que la restriction des mouvements et des activités.
Sous couvert d’anonymat, l’une des victimes nous livre ici son témoignage 0000.
Des sources sûres annoncent néanmoins que les démarches pour la réouverture officielle de ce site avancent à grands pas. Répondant à l’une des questions à l’occasion d’une causerie avec les vendeurs et vendeuses du marché Feu Rouge la semaine dernière, le gouverneur du Sud-Kivu sous l’AFC-M23, Patrick Busu Bwa Ngwi, avait assuré que les discussions se poursuivaient, tout en annonçant qu’une réouverture était envisagée.
Précisons que nos efforts pour entrer en contact avec le chef de site minier de Lomera ont été vains.
Par Etienne Mulindwa
Lomera : des cas d’abus, de vandalisme et de violences signalés sur fond de tensions autour du site minier