Après la cité de Sange, les éléments de l’AFC/M23 se sont retirés de Luvungi dans la matinée du mardi 12 mai 2026, une autre entité de la plaine de la Ruzizi où ils s’étaient concentrés depuis la nuit du dimanche 10 au lundi 11 mai 2026.
Selon un correspondant occasionnel joint par la rédaction de Radio Maendeleo, encore visibles en grand nombre dans différentes avenues, les habitants ont commencé à observer un mouvement inhabituel aux environs de midi.
Le retrait effectif a été constaté vers 13h45, avec l’arrivée des premiers éléments Wazalendo en provenance de Sange. Ces derniers ont fait leur entrée dans la cité visiblement pour rassurer la population. Quelques minutes plus tard, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont également fait leur apparition.
Les troupes de l’AFC/M23 encore présentes dans la zone ont ensuite pris la direction de Katogota et Kamanyola, tandis que d’autres ont été signalées sur les collines de Lubarika en direction de la chefferie de Kaziba, dans le territoire de Walungu, selon la même source.
À Sange, au lendemain de l’entrée des FARDC et des Wazalendo marquée par des tirs entendus le lundi, les activités reprennent progressivement. Le mardi 12 mai 2026, un retour massif des déplacés est signalé, indique un acteur de la société civile locale.
Dans cette zone, les écoles et commerces ont rouvert, notamment dans les villages de Mutarule et Luberizi, où un redéploiement des FARDC et des Wazalendo est également observé.
À Luvungi, en revanche, les mouvements de retrait des troupes de l’AFC/M23 et l’arrivée des FARDC et des Wazalendo ont fortement perturbé la reprise des activités. Selon des sources locales, aucune école ni aucun commerce n’a ouvert ses portes.
Ces mouvements ont également provoqué un vent de panique parmi certains habitants, qui ont fui vers Kamanyola, craignant pour leur sécurité après les récents changements de positions dans plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi et des moyens plateaux d’Uvira.
À Katogota et Kamanyola, la situation reste marquée par un calme précaire, mais aussi par des inquiétudes au sein de la population, qui s’interroge sur la suite des événements, dans un contexte où les différentes parties ne communiquent pas clairement sur ces mouvements.
Par Etienne Mulindwa