La mise en place de bouclages ciblés dans les quartiers réputés sensibles, l’adoption de politiques claires en matière de désarmement communautaire et le renforcement du contrôle des frontières figurent parmi les stratégies qui contribueraient à réduire la circulation des armes légères et de petit calibre dans les différents territoires de la province du Sud-Kivu.
C’est ce que pense Mick Mutiki Kilumba, expert en gouvernance sécuritaire, à l’occasion de la Journée internationale pour la destruction des armes légères et de petit calibre, célébrée le 9 juillet de chaque année.
À en croire cet expert et coordonnateur du Cadre de concertation de la société civile au Sud-Kivu, plusieurs armes légères et de petit calibre continuent de circuler dans différents territoires de la province, particulièrement en cette période de conflits.
Selon lui, les guerres à répétition en RDC ont favorisé la prolifération des armes à travers leur détournement vers des circuits illégaux et leur dissémination entre les mains de civils et de groupes criminels.
Cette circulation alimente la hausse de la délinquance et de la criminalité armée, une situation qui perturbe l’ordre public et fragilise davantage la sécurité des habitants, estime Mick Mutiki.
Il cite notamment l’insécurité devenue récurrente dans plusieurs quartiers, où des personnes sont tuées et/ou blessées, une situation qui accentue la peur, freine les activités économiques et affaiblit la cohésion sociale.
Pour lui, les autorités devraient renforcer les opérations de collecte volontaire des armes en intensifiant les contrôles et en veillant à ce que les armes soient détenues exclusivement par les services habilités, à savoir l’armée et la Police.
Il appelle à une mobilisation collective des autorités, de la société civile et de la population afin de mettre un terme à la circulation illicite des armes et de restaurer durablement la paix et la sécurité dans la province du Sud-Kivu.
Par Myriam Mufano