La Coordination des Mutualités Bashi-Bahavu pour le Développement (COMUBAD) exige des enquêtes sérieuses afin de faire la lumière sur les événements liés aux assassinats et aux pillages des biens de certains de ses membres exerçant le commerce ambulant dans l’espace Lega, principalement à Shabunda.
Cette recommandation est contenue dans une correspondance adressée au vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, après la publication de lettres dans lesquelles certaines personnalités contestent la véracité de ces événements.
Pour la COMUBAD, il s’agit de faits vérifiés qui méritent une attention particulière des autorités. Selon cette structure, au moins 57 commerçants ambulants auraient déjà été tués à Shabunda.
Les signataires de cette correspondance, à savoir les présidents territoriaux de la structure et d’autres organisations membres, estiment que la réaction de la notabilité Lega vivant à Kinshasa est de nature à semer la division entre les communautés, au lieu de promouvoir la cohésion sociale.
Ainsi, le coordonnateur pays ad intérim de la COMUBAD, Migabo Cherubala Pascal, appelle à l’ouverture d’une enquête crédible afin que les responsabilités soient établies.
Il appelle également les communautés vivant au Sud-Kivu, essentiellement les peuples Lega et Bashi-Bahavu, à ne pas prêter l’oreille aux messages de haine et de division, mais à travailler main dans la main pour le développement et à promouvoir le vivre-ensemble, surtout en cette période de crise.
Au sujet de cette actualité, la société civile du Sud-Kivu envisage une rencontre entre les représentants des deux communautés afin de trouver une solution et de ramener la paix entre elles.
Au cours d’une réunion avec le comité directeur du Lusu Lega Général, son président, Sammy Jean Takimbula, est revenu sur la nécessité de préserver la paix entre les communautés, précisant que le réseau derrière ces assassinats doit être démantelé.
De son côté, lors d’une réunion de présentation du nouveau comité directeur du Lusu Lega Général, dirigé par Me Basola Mulonda Apollinaire, l’autorité provinciale a insisté sur la cohésion entre les communautés et leur a demandé de ne pas politiser la structure.
Par Etienne Mulindwa