Les habitants de plusieurs villages situés dans et autour du centre commercial de Walungu, dans le territoire du même nom, appellent au renforcement des mesures sécuritaires face à la recrudescence des cas d’insécurité. Ils affirment que les attaques armées sont devenues récurrentes dans cette partie du Sud-Kivu.
Des attaques de plus en plus fréquentes
Dans un entretien avec Radio Maendeleo, plusieurs habitants expliquent qu’il devient difficile de passer deux jours sans qu’un cas d’insécurité ne soit signalé dans la zone.
Le dernier incident rapporté remonte à la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026.
Plusieurs villages auraient été ciblés, notamment Kabikwinja, Cahi, Mudusa, Nshesha et Makwale.
Des biens emportés dans plusieurs ménages
Selon les témoignages recueillis sur place, des hommes armés ont fait irruption dans plusieurs ménages.
Les assaillants auraient emporté différents biens de valeur, notamment de l’argent, des téléphones, des appareils électroménagers ainsi que d’autres biens appartenant aux habitants.
Ces derniers déplorent une situation qui, selon eux, affecte le sentiment de sécurité dans les villages concernés.
Un habitant kidnappé pendant plusieurs heures
Au cours de cette même attaque, un homme aurait été enlevé pendant plusieurs heures.
Selon les habitants, il aurait été pris pour cible après avoir refusé d’indiquer aux hommes armés le domicile d’un responsable local d’une association villageoise d’épargne et de crédit (AVEC).
Il aurait finalement été relâché après plusieurs heures, rapportent les mêmes sources.
Appel au renforcement de la sécurité
Face à cette situation, les habitants des villages situés dans et autour du centre commercial de Walungu demandent aux autorités de renforcer la sécurité des personnes et de leurs biens.
Ils souhaitent notamment voir des mesures permettant de prévenir les incursions armées et de garantir la libre circulation des habitants dans leurs entités.
Les habitants sont également appelés à rester vigilants et à signaler aux autorités toute personne suspectée d’être impliquée dans les actes d’insécurité dans leurs milieux respectifs.
Par Alain Kabika