Les autorités urbaines de Bukavu renforcent les mesures visant à mieux organiser le transport et à améliorer l’assainissement de la ville. La circulation des véhicules de transport en commun portant des couleurs avec autocollants est désormais interdite, tandis que le dépôt des déchets dans les caniveaux, les collecteurs et les servitudes est également prohibé.
Ces dispositions figurent dans deux communiqués du maire de Bukavu, Nicolas Kyalangalilwa, dont des copies ont été déposées à la rédaction de Radio Maendeleo ce jeudi 1er octobre 2026.
Deux semaines pour mettre les véhicules en conformité
La mesure concerne notamment les voitures taxis, bus et taxi-bus circulant dans la ville avec des couleurs comportant des autocollants.
Selon le communiqué, les propriétaires et chauffeurs disposent d’un délai de deux semaines pour se conformer aux nouvelles dispositions.
Au terme de cette période, les véhicules concernés devront notamment afficher de manière visible plusieurs informations permettant leur identification et celle de leur itinéraire.
Il s’agit notamment du prix de l’itinéraire, de l’organisation à laquelle le véhicule est affilié, ainsi que du numéro attribué à l’engin par cette organisation.
Le maire cite à ce sujet plusieurs structures d’affiliation, notamment l’ACCO, l’OTCO et l’ACPRODICO.
Cette mesure vise ainsi à renforcer l’identification des véhicules de transport en commun et à améliorer leur organisation dans la ville.
Les déchets interdits dans les caniveaux
Dans un autre communiqué, l’autorité urbaine s’attaque cette fois à la question de l’assainissement.
Le maire interdit le jet des immondices dans les caniveaux, les collecteurs et sur les servitudes.
Cette pratique, encore observée dans certains quartiers de Bukavu, peut obstruer les ouvrages d’évacuation des eaux et aggraver les risques d’inondation lors des pluies.
Pour Nicolas Kyalangalilwa, les déchets abandonnés dans ces espaces peuvent empêcher la bonne circulation des eaux et contribuer ainsi aux inondations dans la ville.
La mesure vise donc à préserver les ouvrages d’évacuation et à maintenir leur capacité à assurer leur fonction.
La centrale de Ruzizi 1er également concernée
Au-delà des conséquences sur l’assainissement urbain, le maire évoque également des risques pour certaines infrastructures.
Selon Nicolas Kyalangalilwa, les déchets jetés dans les caniveaux et les collecteurs peuvent être entraînés par les eaux jusqu’à la centrale hydroélectrique de Ruzizi 1er.
Il estime que cette situation pourrait affecter le fonctionnement de cette infrastructure et, par conséquent, avoir des répercussions sur la fourniture d’énergie électrique.
Cette préoccupation renforce, selon l’autorité urbaine, la nécessité de maintenir les caniveaux et les collecteurs dégagés et de limiter le déversement des déchets dans les ouvrages d’évacuation.
Transport et assainissement au cœur des nouvelles mesures
À travers ces deux décisions, la mairie met donc l’accent sur deux aspects de la gestion urbaine : l’organisation du transport en commun et l’assainissement.
Les propriétaires et chauffeurs de véhicules concernés sont appelés à profiter du délai de deux semaines pour se mettre en conformité avec les nouvelles exigences.
De leur côté, les habitants sont invités à éviter le dépôt des déchets dans les caniveaux, les collecteurs et les servitudes afin de préserver les ouvrages d’évacuation et de contribuer à la salubrité de la ville.
Ces mesures interviennent dans un contexte où les autorités urbaines multiplient les dispositions destinées à améliorer l’organisation de Bukavu, notamment en matière de circulation, d’hygiène publique et de gestion des risques liés aux eaux de ruissellement.
Par Omeur Mudekereza