Des centaines d’habitants du village de Katogota et d’une partie de Luvungi, dans le groupement d’Itara-Luvungi, en territoire d’Uvira, continuent de fuir leurs habitations. Cette situation fait suite aux tirs d’armes régulièrement entendus depuis près de cinq jours dans les collines surplombant la zone et ses environs.
Dans la nuit de dimanche à lundi 2 novembre 2026, des tirs ont été entendus dans deux entités, notamment à Mino, située entre Katogota et Luvungi, ainsi qu’à Rwege, un domaine agricole situé entre Katogota et Lubarika, toujours dans la plaine de la Ruzizi.
Le matin de ce lundi 2 novembre, des dizaines de familles ont été aperçues en déplacement, accompagnées de leurs enfants et transportant leurs effets ménagers vers des zones où elles estiment pouvoir être à l’abri en cas de nouveaux affrontements entre les troupes du FRN et celles de la coalition gouvernementale dans la zone.
Des mouvements de troupes qui accentuent la psychose
Depuis près d’une semaine, d’importants mouvements de troupes sont signalés dans la plaine de la Ruzizi, avec un renforcement des positions de part et d’autre des deux forces antagonistes.
Ces tirs répétés et les mouvements de troupes seraient à la base de la psychose au sein de la population, qui prend des précautions pour éviter de revivre les événements de février 2025 ayant conduit à la prise d’Uvira.
Le trafic reste effectif sur l’axe Bukavu-Uvira
Malgré cette situation sécuritaire, la circulation des véhicules et des motos demeure effective sur l’axe Bukavu-Kamanyola-Uvira et vice-versa.
Certains transporteurs évoquent toutefois une baisse de l’engouement des voyageurs, visiblement liée à la panique qui gagne la population. Ils précisent néanmoins que, jusqu’à la soirée de ce lundi, le trafic reste opérationnel.
Par Etienne Mulindwa