Les femmes journalistes de la ville d’Uvira plaident pour une meilleure reconnaissance de leur travail ainsi qu’une amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Elles l’ont dit en début de week-end à Uvira, lors d’une retraite de réflexion organisée par l’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP), en marge de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai de chaque année.
Les femmes journalistes d’Uvira disent avoir choisi de transformer cette commémoration en un espace d’échange et d’introspection sur leurs réalités professionnelles.
Issues de la radio, de la télévision et des médias en ligne, elles ont partagé leurs expériences quotidiennes souvent marquées par de multiples défis.
Entre difficultés sécuritaires sur le terrain, manque d’accompagnement et précarité dans certaines maisons de presse, les participantes ont dressé un état des lieux préoccupant de la situation des femmes dans le secteur médiatique local.
Les participantes ont insisté sur l’importance du renforcement des capacités à travers des formations adaptées aux différentes spécialités journalistiques.
Pour Joséphine Mungumbi, coordinatrice de l’UFMP, cette initiative marque le début d’un processus de mobilisation en faveur des femmes des médias d’Uvira.
L’UFMP entend poursuivre ses efforts en lançant progressivement des activités de formation et d’accompagnement grâce aux contributions de ses membres, en attendant l’appui d’éventuels partenaires.
À travers cette retraite, les femmes des médias d’Uvira réaffirment leur volonté de jouer pleinement leur rôle dans la société, tout en appelant à un environnement professionnel plus sécurisé et plus favorable à l’exercice du journalisme féminin.
Par Expedit Kyalu