Les populations vivant aux alentours des forêts, des parcs et des aires protégées courent un risque élevé de contact avec des animaux sauvages, notamment les chauves-souris et les primates, susceptibles de propager la maladie à virus Ebola.
C’est ce qu’indique le professeur Théophile Kashosi, microbiologiste et secrétaire exécutif du comité provincial Une Santé au Sud-Kivu, dans un entretien accordé à Radio Maendeleo jeudi 28 mai 2026.
Selon ce spécialiste, le risque augmente lors des activités de chasse, à l’occasion de la consommation de viande de brousse ou encore de la manipulation d’animaux retrouvés morts dans la nature.
Le professeur Théophile Kashosi rappelle qu’Ebola est une maladie située à l’interface entre l’homme, l’animal et l’environnement, d’où la nécessité d’une approche intégrée dans la lutte contre cette épidémie.
Face à cette menace, il plaide pour le renforcement de la sensibilisation communautaire à travers l’implication des leaders communautaires, religieux et locaux afin de lutter contre les fausses informations et encourager le signalement rapide des cas suspects ainsi que des décès inhabituels.
Il estime par ailleurs que la collaboration entre les acteurs de la santé humaine, la santé animale et l’environnement reste indispensable pour détecter rapidement les risques et mieux contrôler cette épidémie.
Entre-temps, le comité provincial Une Santé envisage plusieurs activités pour venir à bout de cette maladie. Il s’agit du renforcement de la surveillance épidémiologique, de l’intensification des campagnes de sensibilisation, de la formation des équipes locales, de l’amélioration des capacités de laboratoire et du suivi rapide des contacts, explique son secrétaire exécutif provincial Théophile Kashosi.
Il appelle enfin la population à éviter toute manipulation d’animaux sauvages retrouvés morts, à respecter les mesures d’hygiène et à collaborer avec les équipes de santé afin de limiter la propagation de la maladie.
Par Omeur Mudekereza