Les décideurs doivent investir davantage dans la paix et le capital humain afin de permettre aux jeunes de contribuer pleinement au développement de la province. Ils devraient notamment mettre en place un fonds de garantie destiné aux jeunes et alléger la fiscalité au démarrage des initiatives entrepreneuriales.
Message lancé par Éric Baganda, coordonnateur honoraire des jeunes de l’archidiocèse de Bukavu, à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse célébrée le 12 août de chaque année.
À l’en croire, les jeunes du Sud-Kivu font face à plusieurs difficultés, notamment l’insécurité, les déplacements forcés, le chômage, la précarité et les traumatismes liés à la guerre.
Dans le domaine de l’entrepreneuriat, Éric Baganda déplore surtout le manque de financement et un faible accompagnement. Il plaide notamment pour la mise en place d’incubateurs destinés à renforcer les capacités des jeunes entrepreneurs.
Celui-ci déplore par ailleurs le manque d’opportunités pouvant permettre aux jeunes d’étudier, de travailler et d’entreprendre, dans un contexte où le secteur privé offre peu de possibilités d’emploi et où les emplois existants sont de moins en moins sécurisés.
Il plaide ainsi pour leur implication dans les décisions qui concernent leur avenir et pour un meilleur accès aux informations sur les opportunités qui leur sont destinées.
Éric Baganda appelle par ailleurs les autorités à créer un environnement favorable à l’épanouissement de la jeunesse et à lui redonner confiance en l’avenir.
Par Omeur Mudekekereza