La Nouvelle Société Civile Congolaise, NSCC en sigle, au Sud-Kivu appelle à une mise en œuvre effective et transparente du cessez-le-feu dans les zones affectées par les conflits, ainsi qu’à la protection des populations civiles et à un accès humanitaire sans entrave.
Cette structure formule ces recommandations dans une déclaration faite au lendemain du déploiement d’une première mission de vérification du cessez-le-feu à Minembwe, dans le cadre du Mécanisme Conjoint de Vérification Élargi Plus.
Dans cette déclaration, la Nouvelle Société Civile Congolaise salue le déploiement de cette première mission et estime qu’il s’agit d’une étape importante.
La coordination provinciale de la Nouvelle Société Civile demande à toutes les parties de mettre fin aux hostilités et de s’abstenir de toute conquête ou occupation de nouvelles positions, en vue de faciliter le travail de la mission de vérification.
Pour la société civile, le cessez-le-feu ne peut avoir de sens que s’il est effectivement respecté sur le terrain par toutes les parties.
Par ailleurs, dans cette déclaration, la Nouvelle Société Civile Congolaise insiste également sur la nécessité d’un mécanisme de vérification crédible, indépendant et permanent.
Pour ce motif, cette structure estime que le Mécanisme Conjoint de Vérification Élargi Plus doit être en mesure d’intervenir rapidement pour constater et documenter toute violation du cessez-le-feu, tout en établissant les responsabilités de manière impartiale et sans complaisance.
Elle appelle également à placer la sécurité des populations civiles au cœur du processus.
Une attention particulière devrait être accordée aux zones en ébullition, notamment Masango-Bijombo, Uvira, Minembwe et d’autres endroits des hauts plateaux, où les populations restent exposées aux conséquences des affrontements armés récurrents.
La Nouvelle Société Civile Congolaise demande également l’arrêt des déplacements forcés et estime que les personnes déplacées doivent pouvoir rester en sécurité, en attendant de bénéficier des conditions nécessaires à un retour volontaire, digne et sécurisé.
Une autre demande est formulée en faveur des organisations humanitaires. Cette structure appelle les parties concernées à permettre aux humanitaires d’accéder librement aux populations affectées afin de répondre aux besoins urgents.
Enfin, la NSCC Sud-Kivu estime que le suivi du cessez-le-feu et les discussions visant la paix ne peuvent se limiter aux acteurs armés et institutionnels.
À ce sujet, elle plaide pour l’inclusion des organisations de la société civile, des femmes, des jeunes et des autorités coutumières dans les mécanismes de suivi du cessez-le-feu et dans d’autres initiatives de paix.
Par Expedit Kyalu