Plus de 2000 ménages des déplacés en provenance des zones affectées par des affrontements dans les hauts et moyens plateaux d’Uvira et Fizi sont actuellement localisés dans différentes aires de santé du secteur de Tanganyika dans le territoire de Fizi.
Ces chiffres sont contenus dans une note d’alerte du service en charge des actions humanitaires dans le secteur de Tanganyika en territoire de Fizi et consulté par Radio Maendeleo mardi 8 septembre 2026.
Dans cette note, les signataires indiquent que ces déplacés viennent des zones comme Masangu, Mulenge, Point Zéro, Nakihele, Mulima, Katoke, Abala-Simbi, Tubuki, Kilumbi, Kananda, Kakuku et Muravya dans Uvira et Fizi.
Il s’agit des mouvements qui ont été documentés beaucoup entre la période allant du 15 juillet dernier à la suite de l’intensification des combats ayant opposés les troupes de l’AFC-M23-Twirwaneho et les Forces Armées de la RDC et leurs alliés.
A ces déplacés s’ajoutent plus de 17 mille ménages des retournés notamment certains clandestins qui n’ont toujours pas réussi à se relever au sein de la communauté.
Parmi les besoins urgents, note le service en charge des affaires humanitaires dans le secteur de Tanganyika, figurent les soins médicaux, les vivres, l’assistance en cash et la scolarisation de leurs enfants.
Et de l’autre côté où les combats ont été intenses dans le territoire de Kalehe, ce sont les chefs des groupements et chefs des villages des groupements Ufamandu 1 et 2 dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu et de Ziralo dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu qui alertent sur la précarité des déplacés de guerre dans la zone.
Dans une correspondance adressée à la communauté humanitaire avec copie à la Rédaction de Radio Maendeleo, ces autorités coutumières indiquent que c’est depuis Avril 2026 que la vague des déplacements a commencé dans la zone.
Pour l’instant, des milliers de déplacés sont concentrés à Hombo-Sud, Hombo-Nord, Bunyakiri, Mubugu, Musenge et Otobora ainsi que dans le groupement de Waloa-Luanda au Nord-Kivu voisin mais sans assistance.
Dans cette souffrance de fuite de leurs villages, ces déplacés perdent la vie par la famine, les maladies diarrhéiques, l’absence des soins et d’abris adéquats, lit-on dans cette correspondance.
Ces chefs des groupements et chefs des villages plaident pour une assistance d’urgence et demandent aux autorités, chacune selon sa parcelle de responsabilité, à alerter sur la situation de ces déplacés afin qu’une solution appropriée soit trouvée.
Par Etienne Mulindwa