Au moins 27 personnes, essentiellement des élèves, sont mortes dans un gigantesque incendie survenu jeudi 10 septembre 2026 sur avenue Kasheke 3, au quartier Buholo-Kasha, dans la commune de Bagira, à Bukavu. Le sinistre a également détruit plus de 500 maisons, tandis que d’autres habitations ont été démolies pour tenter de contenir la propagation des flammes. Sur place, familles endeuillées et sinistrés se retrouvent face à l’ampleur d’une catastrophe qui a bouleversé tout un quartier.
Deux écoles ravagées par les flammes
Le feu s’est déclaré aux environs de 8 heures sur avenue Kasheke 3. En moins d’une heure, les flammes ont provoqué d’importants dégâts dans cette partie de Buholo-Kasha, selon le chef du quartier, Mugaruka Buduge Patrice.
Deux établissements scolaires, l’école primaire Mogo et l’école Furaha, figurent parmi les infrastructures touchées. Les deux écoles ont été fortement ravagées par l’incendie.
Au moment du sinistre, les élèves se trouvaient en plein cours. Pris de panique face à la progression rapide des flammes, certains ont tenté de fuir les établissements.
Des témoins rapportent que plusieurs élèves ont été asphyxiés ou blessés dans la débandade. Des habitants se sont mobilisés pour tenter d’extraire certains enfants des zones touchées.
Au moins 27 corps recensés
Les personnes sorties des bâtiments ont été conduites vers des structures médicales pour recevoir des soins d’urgence. Malgré cette mobilisation, plusieurs victimes n’ont pas survécu.
À 15 heures, au moins 27 corps avaient déjà été recensés avant leur transfert à la morgue grâce aux ambulances mobilisées pour l’évacuation des victimes.
D’autres élèves se trouvaient encore dans un état critique, certains étant rapportés dans le coma, tandis que d’autres recevaient des soins dans différentes structures sanitaires.
Le bilan pourrait encore évoluer, alors que les recherches et la prise en charge des victimes se poursuivent.
Des familles à la recherche de leurs enfants
Au milieu des décombres, l’émotion était particulièrement vive. Des centaines d’habitants, parmi lesquels des victimes et des familles ayant perdu leurs biens, étaient plongés dans la tristesse et la désolation.
Plusieurs parents ont parcouru les rues à la recherche de leurs enfants, certains restant sans nouvelles de leurs proches.
Dans les écoles touchées, les salles de classe et les infrastructures ont été réduites en ruines. Le sinistre a ainsi frappé à la fois des familles, des habitations et des établissements scolaires.
« C’est la fin de plusieurs années d’économie »
Pour les familles ayant perdu leurs maisons et leurs biens, les conséquences de l’incendie dépassent les seules pertes matérielles. Les sinistrés disent avoir perdu le fruit de plusieurs années d’efforts et, pour certaines familles, leurs enfants.
« C’est la fin de plusieurs années d’économie mais aussi des espoirs nourris à travers leurs enfants décédés tragiquement », témoigne l’un des sinistrés.
Face à cette situation, les victimes lancent un appel aux autorités ainsi qu’aux personnes de bonne volonté afin de recevoir une assistance d’urgence.
Une première nuit à la belle étoile
Alors que la nuit approchait jeudi, les familles sinistrées se préparaient à passer leur première nuit hors de leurs maisons, désormais détruites ou inhabitables.
Loin de leurs biens et de leurs conditions habituelles de vie, elles doivent également faire face au deuil de leurs proches disparus dans cette catastrophe.
Dans le quartier Buholo-Kasha, la priorité reste désormais la prise en charge des victimes, l’assistance aux familles sinistrées et la sécurisation des personnes ayant tout perdu dans l’incendie.
Par Alain Kabika